Pour moi, ma queerness a toujours été un élément de grande fierté, mais comme, juste à l’intérieur de moi. Je n’ai jamais eu à faire un coming out, je n’ai jamais subi de discrimination (à ce que je sache) à cause de mon orientation sexu. Ça fait que je me sais hyper privilégiée et je me sens un peu imposteur, même, par moments. De marier un homme et que la majorité de mes relations amoureuses aient été avec des hommes, c’est un peu comme si j’étais pas une bi valide aux yeux des gens. Mais trop bi pour les lesbiennes. T’sais. Ce n’est pas évident à naviguer, mais ça reste une grande fierté que je tente maintenant de partager plus publiquement.

Femme Pansexuel.le 31 ans

En tant qu’intervenante queer (pas toujours out avec mes jeunes), ça me rend fière de voir que pour les jeunes l’hétéronormativité est de moins en moins présente et qu’ils ont une ouverture d’esprit infiniment grande face à la diversité sexuelle! C’est beau à voir quand un.e jeune ne fait pas de cas parce que sa meilleure amie date une fille ou encore quand un petit gars hétéro reprend son ami qui vient de dire ayoye c’est « gai!» en lui disant de ne pas associer « gai » à une situation négative! Ça donne espoir!

Femme Pansexuel.le 25 ans

Toute mon enfance, on m’a traitée de petit gars manqué parce que je me tenais seulement avec des garçons, que j’aimais jouer aux Lego et que je n’aimais pas le « linge de fille ». Ça m’a toujours chiquotée. Sans me sentir trans, j’me suis jamais sentie comme… une vraie fille. Jusqu’à ce que je fasse mon coming out. Me confirmer mon homosexualité m’a donné des ailes. Je suis une jeune femme. Je me sens femme. C’est pas parce que je n’entre pas dans les critères socio-normatifs que ça fait moins de moi une femme. Je vis pleinement ma féminité et j’aimerais qu’on dise à tous ces « p’tits gars manqués » qu’elles sont des filles. Des vraies.

Femme Homosexuel.le 26 ans

C’est à force de me questionner à savoir si j’étais trans que j’ai choisi de consulter et j’ai compris ce qu’était une personne genderfluid et que j’en suis une. J’assume maintenant mes 3 identités avec beaucoup de fierté, que je me sente féminine, masculin ou non-binaire, je sais que je suis moi-même.

Genderfluid Pansexuel.le 37 ans

Je suis tunisien et j’habite à Montréal depuis un certain nombre d’années. Je n’ai jamais connu la honte d’être gai, même en étant né dans une société conservatrice arabo-musulmane. Dès mon plus jeune âge, j’ai toujours su m’entourer de gens «différents» et qui m’ont toujours accepté. Mes parents ont plus de mal et c’est toujours un combat en cours, mais ils ne m’ont en aucun cas rejeté. Je suis fier d’avoir vécu et grandi où être moi était illégal et pourtant combattu ça, à mon échelle, tous les jours un petit peu. Je n’ai jamais été victimisé, ce qui n’est pas le cas malheureusement pour tout le monde là-bas où être gai est puni par la loi. Malgré ça, la communauté là-bas est belle, forte, résistante et insolente. Je suis fier d’en faire partie.

Homme Homosexuel.le 31 ans

J’ai 17 ans et ça m’est arrivé d’essayer à plusieurs reprises avec différents partenaires et que ça ne rentre pas et depuis que je suis avec mon copain, il me met tellement en confiance et prend tellement soin de moi que tout est parfait, aucun problème 👌🏻  c’est vrai que c’est psychologique. On veut pas se l’avouer parce que « on a envie de le faire, donc ça peut pas être psychologique », mais en fait c’est plus profond que ça. C’est souvent la confiance en soi et dès qu’on trouve LA personne qui nous instaure cette confiance tout est plus facile 🙏🏻

Femme Hétérosexuel.le 17 ans

Coucou, j’ai bientôt 25 ans et je n’ai jamais été dans une relation. J’ai perdu ma virginité à 22 ans et avant cela, je me trouvais tellement laide que j’étais convaincue que personne ne voudrait jamais coucher avec moi. Depuis, j’ai eu 6 relations sexuelles avec 6 partenaires différents, donc je sens que les hommes veulent bien coucher avec moi, mais que je ne suis pas « girlfriend material »… Juste la fille dont on se sert un soir et ciao, bye ou la fille noire qu’on check off une liste de fétiches sexuels « à essayer ». Je suis comblée dans les autres pans de ma vie, mais celui-là me fait sentir triste, seule et anormale. Until what point can you practice self love if nobody ever loves you back in return?

Femme Hétérosexuel.le 24 ans

J’aimerais beaucoup (re)découvrir le self pleasure et ma sensualité tout en étant en relation. Quand je suis en relation, je suis très orientée vers le plaisir de l’autre: ce qui lui plaît, ses besoins dans notre vie sexuelle commune. C’est satisfaisant, mais cet espace dédié à moi me manque. Comme si mes besoins s’éteignaient. J’en suis consciente parce que quand je suis célibataire, mes besoins et ma sensualité reprennent le dessus naturellement, de façon vive et ça me donne plein de confiance en moi. C’est juste plus difficile à cultiver quand je suis “with/about someone else”.

Femme Hétérosexuel.le 31 ans

Depuis plus de 1 an, je n’ai pas eu de relations sexuelles. Tout cela me manque terriblement! J’ai envie de vivre une sexualité ouverte et épanouissante, mais aussi de faire beaucoup l’amour par le fait même! J’ai besoin d’un homme attentionné…d’un lover! Où es-tu?

Femme Orientation non spécifiée 38 ans

3 one night en 3 soirs au mois de février. Résultat : je suis enceinte. Je ne sais pas qui est le père et je m’en fous, je suis juste hyper contente! 🙂 🙂 🙂

Femme Hétérosexuel.le 22 ans

Quand j’ai eu mes premières relations sexuelles, j’avais toujours mal au moment de la pénétration. En fait, le pénis de mon partenaire ne pouvait même pas rentrer au complet parce que c’était trop douloureux. Je suis allée voir ma médecin et elle m’a redirigé vers une physiothérapeute spécialisée dans la réadaptation périnéale. J’ai découvert à ce moment-là que j’étais un cas très rare, en effet mes muscles du vagin étaient extrêmement serrés, vraiment plus que la clientèle avec laquelle ma physiothérapeute était habituée de travailler! Ça m’a pris 6 mois pour que mes muscles soit complètement détendus, mais ça prendrait assurément moins de temps pour d’autres, car moi j’étais une exception! Pour moi, la pénétration avant était quelque chose de complètement désagréable, et maintenant je me sens beaucoup plus épanouie dans cette pratique qui est maintenant sans douleur! Je le recommande à tous les gens qui ont ce genre de problème avec leur vagin.

Femme Bisexuel.le 18 ans

Je découvre peu à peu le BDSM avec lui, pis j’hais pas ça. Tout est tellement fait dans l’amour et le respect, j’en oublie presque que c’est pas « normal » d’aimer se faire cracher au visage.

Femme Hétérosexuel.le 24 ans

Je sais pas ce qui se passe dans ma tête des fois. Tu m’aurais demandé il y a un ans et je t’aurais dit que jamais au grand jamais je pourrais tomber amoureuse d’un gars, mais wow surprise. Ce que je comprend pas dans le tout est que j’adore ce garçon, mais je peux pas me donner sexuellement. C’est comme si mon corps est juste pas capable. Pis là, c’est que je vois une fille en même temps et je l’apprécie beaucoup et c’est juste simple, il y a aucun problème, c’est le fun, pas stressant. Je veux dire elle est tout ce que je cherche. Mais il reste toujours dans ma tête pis je comprend pas.

Femme Pansexuel.le 19 ans

J’ai vécu ma première pénétration à 21 ans, sans douleur, et depuis ce moment là, j’ai toujours eu mal au moment de l’acte. Au début, je me suis sentie gênée et brisée. J’ai eu beaucoup de mal à en parler. Il m’a fallu presqu’un an avant d’en discuter avec un médecin et mes amies. J’ai eu une prescription en physiothérapie pour une rééducation périnéale à ce moment-là. Il m’a fallu environ 2 ans avant d’accepter que le vaginisme c’était une condition comme les autres. Aujourd’hui, j’ai 25 ans, je n’ai toujours pas fait ma visite chez le physio, mais je songe y aller dans les prochains mois, puisque maintenant je suis bien avec mon corps. Je n’ai plus honte d’avoir mal, je suis à l’écoute de mon corps et j’ai envie d’être capable de me donner les outils afin de m’épanouir sexuellement.

Femme Hétérosexuel.le 25 ans

J’ai 23 ans. Je n’ai jamais été en couple et je n’ai jamais eu de relation sexuelle. Ce n’est pas que je ne veux pas, ça a juste jamais adonné. Je suis vraiment à l’aise avec ça et c’est quelque chose que je préfère assumer plutôt que d’en être gênée. Cependant, par moments, ça devient vraiment dur parce que tout le monde est choqué en l’apprenant. C’est souvent là que je me remets en question. À chaque année, un peu avant ma fête, je réalise que j’ai fait une autre année sans que ce soit arrivé et je l’assume un peu moins.

Femme Hétérosexuel.le 23 ans

TW Harcèlement sexuel

Voilà quatre ans que je suis célibataire. Avant ça j’ai été en couple pendant trois ans. Pendant une année complète je n’ai pas su satisfaire mon partenaire. J’ai mis fin à cette relation, car il avait fini par m’avouer qu’il pensait faire des choses pendant que j’étais inconsciente. Pour l’instant, c’était de la masturbation pendant que je dormais. Pis j’ai eu peur. Je n’ai pas eu de relations sexuelles depuis. J’ai appris cette année avec les formations contre le harcèlement au travail et à l’université, ainsi que la vague de dénonciations que ce que j’ai vécu durant ma dernière année en couple c’était du harcèlement sexuel. J’ai réussi à mettre des mots sur mon traumatisme et le mal-être que je vis depuis quatre ans. Je ne sais pas si je suis encore prête à être intime avec quelqu’un.

Femme Hétérosexuel.le 20 ans

Attention

On préfère vous prévenir que cette confession fait référence à une agression sexuelle.

J’ai suivi des traitements de physiothérapie pelvienne pendant 6 mois contre mon vaginisme, suite à 1 an de douleur lors de presque toute mes relations avec pénétration. La douleur faisait suite à plusieurs vaginites et vaginoses qui ont complètement chamboulé la flore de mon vagin. La physio fut éprouvante, douloureuse et on ne se le cachera pas, gênante (surtout quand la physiothérapeute est vraiment cute!). Je peux dire que 5 ans plus tard, ce fut l’un des plus beaux cadeaux que je me suis offert! J’ai eu la chance d’avoir un médecin de famille, un gynéco et un amoureux SUPER compréhensifs. Le gynéco voulait même rencontrer mon amoureux pour lui expliquer ce qui m’attendait et comment il pouvait être utile dans le processus. Le seul point négatif de toute cette aventure, c’est que la physio pelvienne ne suivant pas un accident, un accouchement ou un viol n’est pas couverte par plusieurs assurances privées (500$ sur 6 mois pour une étudiante, c’est beaucoup).

Femme Bisexuel.le 30 ans

Ma copine actuelle, 23 ans, n’avait jamais eu de plaisir avec le coït par le passé à cause de douleurs. Nous n’avons pas essayé le coït avant au moins 3 mois. Nous avons quand même eu plusieurs relations sexuelles bien avant qui étaient vraiment satisfaisantes! Lorsqu’elle a voulu réessayer le coït nous avions un safe word pour la douleur et certains angles semblaient moins douloureux que d’autres. Encore aujourd’hui, certains angles ne sont pas idéaux. Mais on est à des années lumières d’où nous étions. PS: mets-toi pas trop de pression, le coït c’est overated anyway.

Homme Bisexuel.le 28 ans

J’ai eu il y a quelques mois ma première relation amoureuse. Celle-ci n’a duré que quelques semaines. Un mois après j’ai connu un autre garçon et celle-ci a aussi duré peu de temps. Depuis, je me pose des questions sur qui je suis. Je crois que c’est moi le problème et maintenant j’ai peur d’essayer et de m’engager même si je suis au courant que je suis jeune.

Femme Hétérosexuel.le 18 ans

Ça fait plusieurs années que je suis active sexuellement et je ne pense pas avoir eu d’orgasme. Toutes mes amies le décrivent un peu différemment, mais il semble y avoir un point culminant et ensuite un relâchement/soulagement. Personnellement, j’ai beaucoup de plaisir, mais je ne semble jamais atteindre ce fameux point, que ce soit toute seule ou avec un partenaire.

Femme Hétérosexuel.le 23 ans

Ma première relation sexuelle était à l’âge de 25 ans, avec mon premier partenaire sérieux. Je ne l’ai jamais dit à personne, même pas à ma meilleure amie, car j’avais honte… tous les gens autour de moi avaient perdu leur virginité au secondaire. Je trouvais que j’avais perdu la mienne vraiment tard, pour me rendre compte plus tard qu’en fin de compte, on s’en fout! Tout le monde vit cette étape de leur vie différemment 🙂

Femme Hétérosexuel.le 27 ans

En étant bisexuelle et demi sexuelle, ma vie sexuelle est légèrement compliquée. J’ai vingt ans et je n’ai jamais rien eu de sexuellement parlant, et même si cela m’attire, j’ai une crainte énorme. Ça pourrit parfois mon quotidien, surtout quand quelqu’un attends plus de moi que des textos échangés sans rencontre ou d’envie.

Femme Bisexuel.le 20 ans

En attendant nos retrouvailles physiques, j’entends ta voix, mes mains et mes doigts jouent le rôle de ton pénis, tu entends ma voix, tes mains jouent le rôle de mes mains et de ma langue. Faisons l’amour en mains libres.

Femme Bisexuel.le 24 ans

Aujourd’hui ça va faire 3 ans que ma blonde et moi sommes ensembles, mais depuis plusieurs mois ont dirait qu’on a jamais envie en même temps ou qu’on a juste plus le goût. Après qu’on soit aller se coucher et qu’elle ce soit endormie, je suis aller me masturber c’était semi-déprimant.

Homme Hétérosexuel.le 25 ans